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Bacary Sagna / Fabrice Abriel

Puma équipe la Ligue 1 avec ses ballons depuis une saison. La présentation du nouveau ballon officiel était l’occasion de rencontrer le latéral droit de l’équipe de France Bacary Sagna et le tout frais champion de France Fabrice Abriel. Forcément ça parle de ballon mais aussi des à côtés de la vie de footballeur… Photos et interviews à découvrir dans la suite.

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BACARY SAGNA
ARSENAL FC

Tu es là aujourd’hui pour présenter le nouveau ballon Puma officiel de la Ligue 1. Il y a une vraie différence entre les ballons ?
Au toucher on dirait un ballon en mousse ce qui fait penser au partie de foot dans la cour de récré ! Le problème de la plupart des ballons est qu’ils flottent beaucoup trop. Ce ballon a été conçu dans le but d’améliorer ce défaut. Même si je ne joue pas avec en Premier League, j’ai pû sentir la différence quand je l’ai testé.

Peux tu nous rappeler quelle est ta formation ? De quel club tu viens ? Et comment tu en es arrivé là ?
J’ai débuté dans un club amateur à Sens dans ma ville natale jusqu’à l’âge de 15 ans. A 13 ans j’ai eu la possibilité de rejoindre le centre de formation d’Auxerre mais mon père a refusé car il voulait que je passe mon brevet des collèges avant tout. Il a eu raison, l’éducation passe avant le football. On est très peu d’élu par rapport au nombre de candidat mais je ne regrette pas d’être passé par le sport étude de l’AJA que j’ai intégré à 15 ans ce qui m’a permis d’avoir certaines bases scolaires qui sont importantes. Cela m’a aussi permis de me forger mentalement grâce à l’internat.

Tu as le sentiment d’avoir mis ta jeunesse de côté ?
Je n’ai pas eu de jeunesse. Quand j’avais mon frère au téléphone qui me racontait comment se passaient ses vacances alors que j’étais à l’internat j’avais les boules.

C’est un pari sur l’avenir, certains ont réussi comme toi et d’autres ont échoué alors qu’ils ont fait les mêmes sacrifices…
Ils doivent avoir les boules mais au moins ils n’ont pas de regrets à avoir. Je préfère tenter et ne pas avoir de regret plutôt que de me cacher derrière la sécurité. C’est ce que j’ai fait avec Arsenal, j’aurais très bien pu passer par un club intermédiaire, j’avais le choix entre PSG et Arsenal. On m’a déconseillé d’y aller à cause de la grosse concurrence qu’il y avait là-bas. Mais ça ne m’a pas fait peur.

Tu fais quoi après un match ? Est-ce que c’est différent si tu gagnes ou pas ?
Non, je sépare bien ma vie privée de ma vie professionnelle. Je suis père de famille donc je ne vais pas priver mon fils de faire quelque chose avec moi si j’ai perdu un match en allant me coucher. Il faut savoir faire la différence.

« En Angleterre, la presse ne pardonne pas ! »

L’Angleterre c’est une qualité de vie différente…
Oui c’est différent ça change ! Les matchs sont en général à 15h du coup je n’ai pas de manque de sommeil. C’est une préparation différente de celle de la France : on mange à 11h quand on joue à 15h et on mange à 9h45 quand on joue 12h45. Au départ, l’organisme n’est pas habitué, pour mon premier match je n’ai pas pu manger mais après je me suis habitué à manger des pâtes aux champignons le matin !

Ta vie à Londres ? Tu es incognito ?
Non quand même pas, pour eux le foot c’est une religion. Culturellement il y a plein de choses à faire par contre le temps n’est pas top !

Tu reviens souvent en France ?
Pas tellement car on joue tous les 3 jours. Dès qu’il y a une coupure d’une semaine j’essaye de rentrer régulièrement. Même si c’est pas loin on a toujours quelque chose à faire !

Tu es un pro donc tu consacres beaucoup de temps au foot mais tu fais surement d’autres choses ? Je t’ai vu dans une série photo dans Surface en mode bogosse…
On a beaucoup d’extra sportifs à faire par exemple Arsenal est engagé notamment pour les enfants donc on a beaucoup de prestations caritatives à réaliser. Nos journées sont très bien remplies.

Les critiques te touchent ? Genre Pierre Menès qui dit que tu as peur de jouer au Stade de France…
Ca ne fait jamais plaisir, c’est humain. Il n’est pas dans ma tête, je n’ai pas à me justifier, la seule réponse est sur le terrain ! En Angleterre, la presse ne pardonne pas ! Cela permet aussi de s’améliorer, c’est constructif. Je regarde les notes qu’on me donne et j’admets qu’elles peuvent être justes même si elles sont mauvaises.

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FABRICE ABRIEL
OLYMPIQUE DE MARSEILLE

Je suis un parisien j’ai donc le cul entre deux chaises en discutant avec toi. J’aurais aimé que tu fasses ta carrière à Paris mais je ne peux pas te reprocher tes choix vu que tu es champion aujourd’hui. Tu peux nous rappeler ton parcours ?
Formé dans mon club, professionnel dans mon club, assez classique. Normalement tout le monde rêve de ce genre de carrière à la Raul : tout donner pour un club. Au début je pensais donc faire toute ma carrière à Paris, c’était comme ma maison mais en grandissant il faut se réadapter à ses souhaits. J’aime jouer et je n’avais pas assez de temps de jeu. Je suis donc parti.

Juste après ton départ on a vu que les jeunes avaient leur chance au PSG, tu crois que c’était juste une question de timing ?
Oui probablement, c’est pour cela que ce n’est pas un échec pour moi ni un regret. Le club n’était pas formateur, il avait besoin d’aller gagner des titres.

Juste pour resituer ta génération, quels joueurs étaient formés avec toi au PSG ?
Anelka, Alexandre Barbier (Reims). De la génération je suis le seul à être sorti ensuite il y a eu Anelka (11-12 ans), puis Pierre Ducrocq, Edouard Cissé.

« A Paris, difficile de faire revenir un ancien… »

Ton parcours avec Edouard Cissé est assez fou, vous étiez au PSG ensemble et vous gagnez le titre avec Marseille !
Il y a des destins comme ça, on se retrouve à Marseille 10 ans après Paris, on savait qu’il allait se passer quelque chose !

Lorsque tu as vu le recrutement cet été tu t’es dit que vous iriez au bout ?
Oui mais je n’étais pas super confiant car on revenait de loin. On ne se connaissait pas tous, Bordeaux était pour moi intouchable en terme de jeu et de collectif, ils ont une culture de la gagne et un vécu collectif que nous n’avions pas. Lyon aussi était une menace car ils ont l’habitude de gagner des titres et cela faisait longtemps que Marseille n’en avait pas gagné. En revanche nous avions l’expérience avec des joueurs âgés de 30 ans et plus.

Il y a eu un moment où tu as eu des touches avec Paris ?
Oui mais il faut croire que pour eux c’est difficile de faire revenir un ancien…

Au final au football les choix ont des conséquences énormes…
Il faut les assumer. Il y a des dirigeants qui prennent des risques et d’autres qui ne sont pas sûrs. Il faut vite se décider, c’est très compliqué. Ce qui fait vivre le supporter c’est la victoire du samedi, il ne faut pas vivre à travers la lecture des sites (transferts..).

Il y a très peu d’infos qui filtrent…derrière les choix des transferts il y a des histoires d’argent, de famille, de sponsors…
Lorsque les dirigeants disent qu’ils ne maîtrisent pas les paramètres c’est à cela qu’ils font référence. C’est très infime ce n’est pas juste la volonté du jouer ou du club, c’est comme une histoire d’amour : il y a des préliminaires.

Cette saison c’était la première année qu’on jouait avec le ballon Puma, ça change ?
Nous sommes des tireurs de coup francs donc si on joue avec un ballon différent de celui de l’entraînement on perd notre sensibilité. De plus comme on marque beaucoup sur coup de pieds arrêté cela nous enlève vraiment un atout. On essaie donc de s’entraîner avec le ballon du match lorsque c’est possible.

Il y a quelques années on parlait d’un ballon flottant qui ne plaisait pas aux gardiens de but, c’était vrai ?
Un ballon très léger qui prend une trajectoire autre que celle que tu donnes ce qui change énormément pour le gardien car au lieu d’arrêter le ballon avec la cuisse il le fera avec le tibia ce qui change tout. Le nouveau ballon Puma gomme ce défaut.

Tu fais quoi après un match ? Les joueurs disent que c’est dur de trouver le sommeil.
A moins d’être dans Lost ou Heroes tu ne dors pas avant 4-5 heures.

Ca existe encore les bons repas entre joueurs ou c’est chacun pour sa gueule ?
A Marseille tu n’as pas le temps de savourer, généralement on rentre chez nous ou on sort mais c’est plus rare. On reste en famille, on dort et on mange bien pour récupérer. Il ne faut pas perdre de temps. C’est assez égoïste, pendant toute la saison on est centré sur sois-même (sa récupération…).

« Deschamps, le chef d’orchestre. »

Tu as d’autres centres d’intérêt que le foot ?
La mode, l’art-déco, les associations. Cela permet de relativiser et d’avoir l’impression d’être en vacances alors que tu travailles notamment grâce au temps qu’il fait à Marseille, je pensais que ça allait être un handicap mais c’est en fait très important.

Tu préfères le Parc ou le Vélodrome ?
Tout le monde le sait, le Parc en terme de terrain, de stade, c’est mieux. Mais le Vélodrome en terme de supporters ils sont costauds.

Tu considères que tu es au top de ta carrière ?
Je passe dans une autre catégorie, on est champions de France mais aussi individuellement, j’ai été élu joueur du mois en novembre. Quand on vient à Marseille on sait qu’on va gagner des titres.

Tu imaginais jouer autant en arrivant l’été dernier ?
Je suis un compétiteur même quand je suis remplaçant je me prépares pour jouer. Un entraineur m’a dit un jour « prépares toi toujours à être titulaire ».

Fernando Morientes s’est vraiment senti impliqué car il n’a pas beaucoup joué ?
On n’a jamais vu ses états d’âme, même s’il n’a pas joué il était content. C’est la classe.

La presse encense Deschamps en disant que c’est son sacre…
Elle n’a pas tort, c’est le chef d’orchestre, le cuistot. Il a su s’adapter et faire passer son message, il ne m’a rien appris niveau tactique mais beaucoup au niveau gestion des évènements. Le premier pas vers le titre a été de le prendre comme entraineur. Après tout s’est emboîté comme un puzzle. Il a sû utiliser chaque joueur au bon moment.

Pour (re)lire l’interview de Nicolas Anelka, c’est par ici.

1 commentaire

  1. Slt Bac c tata Astou je t’encourage de tt coeur !

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