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PLK, à l’instinct

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PLK, à l’instinct

Posté par Osain Vichi - 30 January 2019

Après une belle aventure avec le Panama Bende, lors de laquelle le rappeur parisien n’a cessé de monter en puissance, PLK s’est lancé sans hésiter dans le grand bain pour naviguer seul. Soutenu par la structure de Flonky Flav’, Panenka, il envoie deux mixtapes entre septembre 2017 et mars 2018, Ténébreux et Platinum, et prépare le terrain pour son premier album, intitulé Polak. Sorti le 5 octobre dernier, ses 14 morceaux véloces et ciselés présagent de beaux jours à la nouvelle égérie Puma.

La dernière fois que l’on s’est rencontré, c’était pour l’album ADN avec Panama Bende. Entre temps, deux mixtapes et maintenant un album qui attaque fort. Comment s’est passée l’année ?
Beaucoup de travail, j’ai encore la tête dedans et je ne me rends pas vraiment compte. J’ai le sentiment d’avoir bien travaillé, mais il ne faut pas se relâcher. J’ai envie de continuer sur cette dynamique.

Est-ce que l’album ADN a été une sorte de déclic dans le principe d’aller plus loin en solo ? Vous aviez déjà bien engagées des carrières chacun de votre côté.
Oui on peut dire ça, j’avais kiffé cette idée de “sortir dans les bacs”. Cette sortie m’a motivé à passer le cap pour m’engager dans une direction solo. On a tous été boostés au final, que ce soit Zeu, Ormaz ou Aladin 135. Chacun essaie de garder cette rigueur de travail.

Peux-tu nous expliquer qui a joué un rôle important dans ton évolution ? J’imagine que Panenka en fait grandement partie.
Panenka a été le tremplin. Ça a été la bonne structure au bon moment. De toute façon, c’était prévu depuis mes 13 ans que je signe là-bas, grâce à Fonky Flav’, on attendait juste le bon projet, et il s’est avéré que c’était Ténébreux. Aujourd’hui, on continue ensemble et on va bientôt signer le contrat à vie je crois (rires).

Tu as une date à l’Olympia le 18 janvier, qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Rien que d’en parler, j’ai la pression (rires). Ce sera mythique une fois qu’on l’aura fait, un cap de franchi. Surtout que c’est en bonne voie pour qu’il soit complet.

Te rappelles-tu du premier artiste que tu as vu sur scène là-bas ?
Ah mais je n’y suis jamais allé (rires). (Il réfléchit) Que je ne dise pas de conneries… Non je n’y suis jamais allé. De toute manière, je n’avais jamais assisté ou participé à un concert avant d’en faire un, je ne savais pas comment ça se passait. Mais pour l’Olympia, on prépare des trucs de fou, le feu !

As-tu déjà ton outfit de scène ?
On veut être accordé avec mon backeur et mon DJ. On ne sait pas encore quelle tenue on portera, mais on aura la même, c’est sûr !

Côté texte, quelles étaient tes intentions pour cet album ? On a le sentiment que tu as cherché un équilibre entre l’aspect egotrip et l’auto-analyse.
C’est vraiment mon style, puisque j’écris à l’instinct, mes textes peuvent parfois se ressembler, donc je me force à me diversifier. Et désormais je commence à me définir, entre egotrip et morceaux thématiques. D’autant plus que pour moi, les titres à thèmes sont plus simples à écrire. En 10-15 minutes, c’est bouclé. La musique est instinctive chez moi, on travaille assez vite avec mon équipe, on enchaîne.

Quels sont les albums que tu as saignés pendant la préparation de l’album et comment fait-on abstraction de ces écoutes pendant la production ?
J’ai écouté à peu près tout ce qui sort. Grâce au Daily Mix de Spotify, j’ai aussi pu faire de belles découvertes mais chacun à sa personnalité, son histoire, donc tout ce vécu se sentira dans ton écriture. Puis, j’écris depuis mes 12 ans et je pense avoir réussi à personnaliser mes textes. Par contre, si j’écoute un album en boucle pendant trois mois, il est possible que je sois influencé, que ce soit les textes ou les mélodies. Il faut alors faire attention, éviter d’écouter un morceau ou un album en boucle trop longtemps. Par exemple, pour le morceau AAA, j’ai demandé à tout L’Entourage si l’un d’eux n’avait pas déjà entendu ce flow-là, je me suis dit que j’avais trouvé la mélodie du refrain trop rapidement. Au final, ce “A-A-A” ne disait rien à personne (rires).

JACKET : STONE ISLAND
SWEAT : ECKHAUS LATTA
PANTS : STELLA MCCARTNEY
SNEAKERS : PUMA THUNDER DESERT
SUNGLASSES : RAY-BAN WAYFARER

“CEUX QUI UTILISENT PÉJORATIVEMENT LE TERME POLAK, ON LES EMMERDE”

Tu fais écho à tes origines avec le nom de ton album. Pourquoi ce terme qui peut facilement être connoté comme péjoratif voire raciste ?
Depuis tout petit on m’appelle de cette manière, je n’ai jamais vraiment pensé à la connotation négative. Puis, nous, les polonais, nous ne sommes pas vraiment victimes de racisme à proprement parler, si l’on compare avec ce que subissent les noirs ou les maghrébins. Aujourd’hui ce terme me fait plus rire qu’autre chose, on pourrait dire que j’ai inversé la connotation, j’en ai fait une force. Ceux qui l’utilisent péjorativement, on les emmerde.

Pour les feats, on retrouve les deux grands invités Nekfeu et SCH mais il y a aussi l’artiste polonais Paluch. Comment la connexion s’est-elle faite ?
Il m’a contacté après la sortie du titre Pas les mêmes (ndlr on retrouve le drapeau de la Pologne dans le clip) pour me dire qu’il étaient tous très fiers de moi. J’étais vraiment content parce qu’il est l’équivalent de Booba là-bas, chaque projet il vend au moins 150 000 disques physiques ! Et seulement dans le pays, puisque le polonais n’est parlé qu’en Pologne. Je lui ai donc proposé de collaborer sur un son de l’album. On s’est rencontré lors du Hip Hop Polish Festival mais on a fait le morceau via mails, c’était plus simple. À ce sujet, je commence vraiment à m’intéresser au rap polonais mais, à la base, j’écoutais grave Paluch.

Avoir des invités d’une telle notoriété est un luxe auquel tout le monde n’a pas forcément accès, surtout pour un premier album. Est-ce synonyme de bon présage pour la suite ?
Je ne m’attache pas tant que ça au featuring et je prête vraiment attention au rapport humain. Nekfeu, on se connaît depuis petit, tandis qu’avec SCH, le feeling est passé immédiatement, et l’histoire n’est pas finie, d’autres collaborations devraient arriver. Hier par exemple, on est allé manger ensemble, on s’est même vu pendant les vacances. On s’est vraiment trouvé.

JACKET : ASOS
SWEAT : CHEAP MONDAY
SUNGLASSES : TOD’S

Était-ce important pour toi de reprendre les couleurs du drapeau de la Pologne pour la pochette de l’album ?
On voulait vraiment marquer le coup visuellement pour ce premier album, surtout que depuis jeune, je savais que je voulais l’appeler Polak. L’ours amplifie la puissance artistique de la cover même si ce n’est pas un symbole de la Pologne. Au départ, on voulait utiliser un aigle, qui représente vraiment la Pologne, mais Niska avait déjà réalisé une pochette de ce genre pour Zifukoro. Pour éviter toute polémique, on est alors parti dans cette optique. Cet ours joue par ailleurs dans certains films ou certains clips, Les Kaïra mais aussi Beely de Jul. Il s’appelle Valentin.

Avec Ténébreux et Platinum, on a l’impression que tu as testé ton public sur ce qu’ils attendaient de toi et le titre Pas les mêmes qui a cartonné a finalement donné le ton de l’album.
Exactement, ces mixtapes ont permis de mieux me définir et me connaître musicalement pour arriver en pleine confiance avec l’album. Au début on avait 60 morceaux et après le tri, on était sûr de la qualité de tous les morceaux. D’ailleurs avant sa sortie, on n’aurait jamais imaginé un tel engouement, le clip a été une véritable claque, on n’a pas compris. Après sa publication, il prenait un million par semaine !

On sent aussi que tu t’es challengé sur ce projet concernant ta technique et tes différents flows. Travailles-tu constamment cet aspect ?
C’est comme un footballeur, il faut travailler ses gammes pour garder un haut niveau, c’est important. C’est aussi ce qui mène au succès : même si tu es très fort, tu ne peux pas te permettre de ne pas travailler. Autour de moi, toutes les personnes qui rappent s’entraînent quotidiennement. Le cerveau en a besoin pour perfectionner encore et encore tous ces mécanismes. 

“MON GRAND CLASSIQUE C’EST LE SURVÊT’ DU PSG QUAND MÊME (RIRES)”

Tes clips sont de plus en plus travaillés, quelle est ton implication dans leur réalisation ?
Le dernier je l’ai à moitié réalisé. J’en ai réalisé d’autres à moitié mais on ne l’a pas forcément notifié parce que je préfère mettre le réalisateur en avant. Pour Ténébreux, c’est moi qui ai filmé la moitié du clip, caméra à l’épaule. J’adore m’impliquer dans ce domaine mais je laisse la place aux vrais professionnels.

À partir de quel moment et comment tu as décidé de travailler ton identité visuelle ?
Dès le moment où on a eu les moyens, j’ai toujours voulu le faire mais on manquait surtout d’argent. Les clips coûtent très vite des prix de voiture, et il fallait d’abord vendre et faire un peu de monnaie avant de pouvoir investir. Puis, il fallait être sûr d’avoir retour sur investissement, depuis qu’on est sûr de notre rentabilité, on se lâche bien plus.

JACKET & SHIRT : ASOS
SWEAT : ANDREA CREWS
PANTS : AVNIER
SNEAKERS : STELLA MCCARTNEY
SUNGLASSES : TOD’S

Depuis quand tu t’intéresses plus spécifiquement au monde de la mode ?
Je n’ai jamais vraiment fait attention à ma tenue et à mon image, mais plus je grandis et plus je m’y intéresse. Quand j’étais plus petit, le manque de moyens ne me permettait pas de me poser la question.

Comment s’est faite la connexion avec Puma ?
J’ai la chance depuis mes 16 ans d’être suivi par ddifférentes marques : à mes 18 ans, c’était Reebok, puis New Era, avec le Panama… Mais ce contrat d’égérie avec Puma je ne l’ai pas vu venir. La collaboration s’est faite grâce à mon manager, et je suis très heureux parce qu’on vient de signer pour une deuxième année.

Que penses-tu du récent travail commun entre Puma et Atelier New Regime ?
J’ai reçu la collection et franchement, je trouve les produits très beaux et inventifs. Chaque pièce a ses petits détails qui la différencient, c’est incroyable, j’aime vraiment.

Tu aimerais participer au processus créatif de la marque ?
Pour être honnête, j’aimerais bien mais je ne sais pas si j’ai le talent pour (rires). Sinon, bien sûr ce serait un kiff’ si on pouvait collaborer, on en a déjà parlé d’ailleurs.

Y a-t-il des marques moins connues que tu apprécies et soutiens ?
Je ne peux tout évoquer mais je soutiens complètement Wrung, je porte à fond. Ce sont des anciens de mon quartier qui ont fondé et développé la marque il y a un moment. Ils nous ont toujours donné pas mal de sappes et c’est la seule marque que Puma tolère, puisque ce n’est pas une marque concurrente.

À part les tracksuits et les vestes en cuir, que tu arbores souvent dans tes clips, quels sont tes pièces classiques ?
J’ai toujours des t-shirts noirs manches longues avec moi, toujours (rires). Depuis tout petit en plus, ça passe avec tout. Je prends toujours des pièces sobres et simples, mais mon grand classique c’est le survêt’ du PSG quand même (rires).

PANTS : DICKIES
SNEAKERS : STELLA MCCARTNEY

“L’OURS QUI APPARAÎT SUR LA COVER A JOUÉ DANS LES KAÏRA ET BEELY DE JUL”

Tu as l’impression que les rappeurs sont aujourd’hui les meilleures égéries pour représenter les marques ?
Les marques ont également sauté sur l’occasion parce que le rap ne cesse de monter et de s’étendre. Si on était au fond du trou, je ne suis pas sûr qu’elles seraient venues nous chercher. Aujourd’hui, puisque le rap peut facilement s’associer à la mode et que la dynamique est bonne, tout va pour le mieux et ça va continuer je pense. Sinon, personnellement, j’aimerais particulièrement collaborer avec une marque de voiture. On a été déjà approché mais pour l’instant  ça n’a rien donné. Un de ces jours j’espère que ça pourra se faire. Mon rêve ce serait Mercedes, j’y ai été formé et j’ai travaillé là-bas pendant quatre ans.

D’après toi, la culture hip hop continuera de dominer les tendances dans les années à venir ?
Ce n’est que le début, on est en train de passer un cap en France parce que tout le monde commence à accepter le rap et sa vision de la société. Il y a tellement de branches différentes que chacun peut y trouver son bonheur, avant c’était moins diversifié. Surtout qu’il reste tellement de choses à créer ou mettre en place… Je pense qu’on arrive à un nouvel âge d’or du rap.

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Converse x Gore Tex : La Chuck devient imperméable

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Posté par Mélodie Raymond - 25 January 2019

Converse x Gore Tex : La Chuck devient imperméable

Pour cette saison automne/hiver, Converse s’associe à l’expert outdoor Gore-Tex® pour revisiter l’emblématique Chuck Taylor 70’s.

De cette capsule inédite naît une sélection de six chaussures – trois basses et trois hautes – pour garder nos pieds bien au sec malgré les intempéries. Le classique cauchemar de la chaussette trempée durant une averse prendra donc fin pour tous ceux qui décideront de saisir cette opportunité aussi bien pratique que stylée.


De plus, les deux marques y sont allés de bon coeur sur le choix des coloris puisque les chaussures se déclinent en noir, en blanc, en jaune et en rouge. Un over-branding Goretex vient également s’ajouter sur les lacets pour parfaire la silhouette. Tous les modèles sont disponibles entre 110 et 120 euros ici.

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Prince Waly étend son royaume

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Prince Waly étend son royaume

Posté par Osain Vichi - 24 January 2019

Avec un premier EP solo et une nouvelle structure intitulés Bo y z, le prince de M.City (imaginaire nocturne de la ville de Montreuil) accroît un empire artistique de plus en hybride et universel. Si sa musique mêle malicieusement les codes hip-hop des années 90 à ceux d’aujourd’hui, son esthétique reprend un schéma similaire lorsqu’il se montre à la caméra : un savant mélange entre tendances old school new-yorkaises et inspirations actuelles. 

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Après 10 ans aux côtés de Fiasko Proximo pour former le binôme Big Budha Cheez, étirer un son analogique impeccable à travers trois EPs et instaurer un univers crépusculaire grâce aux albums L’heure des Loups (2016) et Epicerie Coréenne (2018), Moussa, aka Prince Waly, est enfin prêt à prendre son envol et gouverner seul son royaume. Dans la lignée de ces deux sublimes opus signés BBC, l’artiste du 93 se lance à la conquête d’une musique onirique et céleste, hors de notre espace-temps. Ni passéiste, ni futuriste, ce premier EP en solitaire agrandit la faille spatio-temporelle qu’avait commencé à créer Junior, projet collaboratif avec le bon gamin Myth Syzer sorti en novembre 2016. 

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Un 7 titres scrupuleusement travaillé et fondateur dans l’évolution musicale de Waly, “Syzer m’a énormément conseillé et m’a poussé à innover” explique-t-il. Membre du collectif Exepoq organisation depuis quelques années et signé sur le jeune label Chez Ace, Moussa décide de suivre son propre chemin et s’entoure d’un nouvel équipage pour parvenir à cet ambitieux dessein : “réaliser des projets qui durent dans le temps.” Il s’associe alors à Gino Pambi pour monter la structure indépendante Bo y z et fait appel à son acolyte Dooky, au talentueux réalisateur Valentin Petit, et aux producteurs Fordstems, Jbusy, Timothee Joly, 1upWorld, Mofak ou encore Saintard pour fournir un effort collectif poignant.

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“JE NE PEUX PAS PORTER CERTAINES MARQUES CAR ELLES NE CORRESPONDENT PAS À MON PERSONNAGE”

Référence évidente au long métrage de John Singleton, Boyz N The Hood, le nom de cet EP introductif se veut également fédérateur et princier “Quand j’ai commencé le rap, je voulais être apprécié des plus grands, des anciens, mais je me suis rendu compte qu’ils ne me donnaient pas tant de force que ça. Au final, ce sont les gars de ma génération et les plus jeunes qui me soutiennent vraiment. J’ai donc voulu que mon projet soit intergénérationnel, surtout pour les générations Y et Z.” relate le montreuillois. À 26 ans, il perfectionne un rap cinématographique aux multiples facettes, qui vise grand et tire son inspiration de films tels que Paid In Full, American Gangster, Hurricane Carter, Will Hunting mais aussi Dead Poets Society ou les créations des Frères Cohen.

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Une mosaïque hétéroclite et nuancée qui permet à Waly d’entrecroiser réalité et fiction, pour se livrer avec élégance et interpeller son auditoire, à l’image de Martin Scorsese avec les intrigants Inception et Shutter Island. Attaché aux dynamiques old school des new-yorkais Mobb Deep, Wu-Tang Clan et Nas, Prince Waly se fait violence pour moderniser une introspection qui révèle un personnage paradoxal, tiraillé entre la pureté de la religion et les vices de notre société. “On reste pieux, c’est ma politique. Mais on aime le beurre.” chante-t-il sur le sombre Marsellus Wallace, avant d’ajouter en interview “Il est dur de rester pieux dans le monde actuel.” Un tiraillement que beaucoup partagent et qui affirme le caractère universel de ses morceaux. Un tiraillement qui prend simultanément les contours de la trap (Yz, Plan), du cloud rap (Rain Man, Smoke) ou de la chanson française (Girl).

“JE SUIS RELIGIEUX, MAIS IL EST DIFFICILE DE RESTER PIEUX DANS NOTRE SOCIÉTÉ”

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Parallèlement, sous les conseils de Dooky et de son entourage, l’identité graphique de Moussa s’affine et gagne en symbolique. Perçu comme un “rappeur à l’ancienne”, il fusionne à nouveau les époques et les mouvances afin de renforcer son ipséité. Marques parisiennes streetwear telles que BoyHood et Benibla côtoient ainsi les institutions Versace, Moschino et Gucci tandis que grillz et skin fade complètent l’ergonomie des Nike Air Max Speed Turf et autres Uptempo. Une recherche visuelle qui a débuté très tôt “Je suis passé par plusieurs périodes : enfant, je portais les survêtements trop grands de mes frères aînés. À l’adolescence, j’ai adhéré à l’univers du skate. Plus tard, je me suis dirigé vers les chaussures de ville et chemises pour une silhouette plus habillée. Puis, j’ai trouvé mon identité en revenant à l’essentiel, coupes larges, vestes en cuir et sneakers Nike !” rappelle Waly. Indissociable de sa musique, cette identité repose sur un équilibre à ne pas fragiliser “Je ne peux pas porter certaines marques car elles ne correspondent pas à mon personnage. Il faut garder une certaine cohérence.” poursuit l’artiste. Une éthique de travail méticuleuse qui rythme l’odyssée de Prince Waly, prêt à additionner les lettres de noblesse en 2019. “Faut croire en ses projets et en ses rêves.” conclut-il.