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Au rythme de Luidji

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Au rythme de Luidji

Posté par Erwan Helleux - 30 April 2019

Si Luidji se lance dès 2009, l’artiste parisien a pris le temps de se trouver aussi bien artistiquement que personnellement avant de livrer son premier album, dix ans après ses débuts. Entre quelques clips à l’esthétique tant contemplative que tamisée, un label indépendant, une playlist de singles qui perdure à travers les mois et un merchandising qui laisse entrevoir de belles ambitions, le chanteur est enfin prêt à nous offrir la meilleure version de lui-même.

“Foufoune Palace”, expression que l’on doit à l’un de ses anciens ingénieurs son, est aujourd’hui la pierre angulaire de la proposition artistique de Luidji. Titre de son morceau le plus reconnu, le clip a atteint les deux millions de vues, l’énoncé illustre également le mantra existentiel de l’auteur des essais Station 999 et Mécanique des fluides. “Foufoune Palace est aujourd’hui un label, mais correspond initialement à un état d’esprit. Une philosophie que l’on retrouve dans le morceau éponyme. La famille avant l’oseille, l’oseille avant les salopes. C’est une devise qui m’a permis de rester solidement attaché à mes objectifs.” décrypte-t-il. Mais plus qu’une simple éthique ontologique, le parolier francilien a élargi son champ des possibles pour construire un véritable univers graphique à partir de celle-ci.

Jacket: Asos
Jacket: Stone Island
Hoodie: Walk in Paris
Pants: Stone Island
Sneakers: Sandro

Un label, une playlist ou plus récemment une sélection de t-shirts et de hoodies, tous portent ce même nom. “Mon premier critère d’achat est la qualité, et j’ai essayé de l’appliquer à cette première collection” indique le rappeur avant de préciser “On projette de développer une véritable marque même s’il faut de grands investissements et une excellente logistique. On veut vraiment le faire parce que d’autres se sentent représentés par cette vision.” Une aspiration transdisciplinaire assumée qui reflète un bien-être et une stabilité bienvenus. “Mon goût pour les sapes est arrivé très tardivement, il y a à peine un an.” observe Luidji, qui justifie ce long processus par une complexe et intense recherche musicale : “Je suis l’un des artistes actuels qui a le moins de clips parce que j’y prête attention depuis peu. Avant ça, je me cherchais trop musicalement pour m’attarder sur mon identité visuelle.”

“Je veux faire des morceaux que personne ne fait, sinon je ne vois pas l’intérêt”

Puffer Kappa sur les épaules et sneakers de couleurs vives aux pieds lors de notre rencontre, l’artiste a su rapidement rattraper son retard et cite aisément les enseignes qui garnissent sa garde-robe. Sandro, Uniqlo, The Kooples, Ralph Lauren mais aussi Pièces Uniques ou Acne Studio tandis que pour les vestes et les pièces singulières, les regards se tournent vers les friperies. Admiratif du travail réalisé par le créateur Faqyyr Bey ou de l’emblématique manteau en fourrure rose du new-yorkais Cam’ron, l’interprète du mélancolique Marie Jeanne ne veut plus rien laisser au hasard et affirmera ce tournant à la sortie de son premier album :“On va très certainement concevoir une tenue dédiée à la scène, qui reflètera l’esthétique de mon album et donc de l’univers marin.”

Un tournant visuel qui transparaît dans l’esthétique de ses clips : que ce soit Vent d’hiver, Néons Rouges / Belles chansons ou Champagne, les corps et les silhouettes sont plongés dans l’obscurité et sont habilement éclairés par des filtres colorés. La narration de Luidji prend alors une dimension romanesque, entre onirisme et contemplation, et rappelle à son échelle les chefs-d’œuvre de Wes Anderson. Marqué notamment par le clip Si l’on ride d’Ichon et Muddy Monk, le chanteur confie “Je suis sensible à la réalisation et à l’esthétique cinématographique sans forcément connaître les termes techniques et l’histoire de cet art” tout en soulignant “Depuis Foufoune Palace, j’essaie de toujours co-réaliser mes clips. Il y a d’ailleurs des corrélations entre mes textes et mes vidéos.” Une certaine osmose qui symbolise de longues années de doute, de travail et d’expérimentation.

Jacket: Asos
Jacket: Walk in Paris
Hoodie: Sandro
Pants: ASICS
Socks: Stance
Sneakers:  Nike Air Max Plus
(disponible chez Sneakersnstuff)

“Un outfit iconique ? Le manteau en fourrure rose de Cam’ron”

Depuis Freshness Mixtape, perdue désormais dans les tréfonds d’Internet, et par la suite les projets plus élaborés tels que Station 999 et Mécanique des fluides, l’évolution de Luidji est inconstante, sinueuse. “Je me suis pas mal cherché, tant artistiquement qu’humainement. Je n’étais pas forcément entouré des bonnes personnes et mon environnement joue beaucoup sur ma créativité. Aujourd’hui, je pense avoir gagné en stabilité et en régularité.” observe le parisien, qui ajoute “La playlist m’a permis de reprendre du plaisir à travers la musique, en m’affranchissant des règles et des normes. Je voulais plus de spontanéité et de sincérité. J’ai également pu voir la réaction du public et trouver la direction musicale de mon prochain album.”

Jacket: Sandro
Hoodie: Cheap Monday
Pants: SUNCOO
Socks: Stance
Sneakers:  Nike Air Max 95
(disponible chez Sneakersnstuff)
Sunglasses: Roberi & Fraud
(disponible chez Marc Le Bihan)

Un premier opus qui aura la lourde tâche de confirmer les belles promesses qui jalonnent et rythment ce catalogue de morceaux en ligne depuis 2017 et enrichi au fil des mois. De 7h59 à Appel manqué, en passant par Champagne, l’éloquence de Ludiji oscille entre un egotrip exacerbé et des confessions à l’arrière-goût amer de tristesse. “Au fait, moi c’est Luidji, j’aime les feumeus graves connes / J’ai deux passions dans la vie, j’aime la drogue et l’alcool / J’aime me mettre des mines, j’aime me mettre des races / J’ai un penchant pour tout ce qui m’est néfaste / Oui je vends du rêve sous forme de carotte.” peut-il lancer tout en sarcasme sur Pour deux âmes solitaires (Part.1) mais également lâcher froidement sur Marie Jeanne “Je n’vis que quand il est tard / Je n’vois que dans le noir / Je ne me sens bien qu’à l’abri des regards / Le cœur vide, les poches vides, tout comme le regard.” Une réalité “parfois ennuyeuse” que le francilien s’évertue à retranscrire, théâtraliser, sublimer, comme les drogues ou l’alcool qu’il consomme quand les blessures du quotidien sont trop profondes et les remords trop durs à affronter. “J’essaie d’être subversif, je veux faire des morceaux que personne ne fait, sinon je ne vois pas l’intérêt.” conclut le protagoniste du clan Foufoune Palace avec cette franchise qui le caractérise.

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SHOES UP présente la collaboration Ugg x Bape

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Posté par Mélodie Raymond - 26 April 2019

SHOES UP présente la collaboration Ugg x Bape

Dévoilée aux pieds de Lil Wayne lors de la campagne ainsi que pour le 25ème anniversaire de la marque nippone A Bathing Ape, la collection Ugg x Bape verra le jour pour un premier drop à Londres demain et sera la star de l’hiver prochain. Découvrez la à travers un shooting orchestré par SHOES UP !

Antoinette Burelli
SWEAT: ZARA
PANTS: ASOS
SOCKS: Stance
SHOES: UGG x BAPE Tasman
WAIST-BAG: Levi’s
SUNGLASSES: LESCA – disponible chez les opticiens EYE LIKE 

Line Geurie
JACKET: Commune de Paris, 1871
TOP: ASOS
SHORT: ZARA
SOCKS: Dickies
SHOES: UGG x BAPE Classic Mini
BELT:ASOS
SUNGLASSES: Roberto Cavalli 

Dany Guillaud
JACKET: ASICS Tiger
SWEAT: ZARA
SHORT: Bershka 
SOCKS: Stance
SHOES: UGG x BAPE Xavier
SUNGLASSES: Jacques Marie Mage – disponible chez les opticiens EYE LIKE 

Après sa collaboration avec Heron Preston, la marque américaine UGG affirme une nouvelle fois sa volonté de fusionner avec l’univers streetwear. Les trois modèles de chaussures emblématiques UGG, à savoir Classic Mini, Tasman, et Xavier ont été réinterprétés. Toutes les pièces sont proposées en couleur Chestnut associée au légendaire imprimé camo de BAPE. Chaque silhouette se pare d’une tige en cuir et se dote d’une doublure en peau de mouton. On retrouve par ailleurs les deux logos apposés sur l’empeigne.

Une premier drop arrivera donc demain à Londres et pour la sortie officielle, il faudra patienter à l’hiver prochain pour mettre la main sur ces pièces inédites. Il faudra compter entre 200$ et 350$ pour la boots Classic Mini, la Xavier ou encore pour le chausson Tasman. Plus d’infos à venir ici !

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13 Block, la dégaine est Jdid

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13 Block, la dégaine est Jdid

Posté par Erwan Helleux - 24 April 2019

Après avoir secoué l’univers de la trap avec la mixtape Triple S en 2018, le quatuor Sevranais 13 Block s’apprête à sortir, ce vendredi, son premier album studio, intitulé BLO. Zed, Stavo, Zefor et désormais Sidikeey comptent donc s’offrir le rap français sur un plateau. Nous les avions rencontré il y a quelques mois.

ZEFOR

Sunglasses : Roberto Cavali
Jewelry : Thomas Sabo
Tee : NikeLab
Jacket : Asics Tiger
Pants : Lacoste (disponible sur zalando.com)

SIDIKEEY

Jewelry : Versace (disponible sur zalando.com)
Sweat : Nike (disponible sur zalando.com)
Pants : Wood Wood (disponible sur zalando.com)

STAVO

Sunglasses : 9FIVE
Tee : Acne Studios
Jacket : Stone Island
Pants : Calvin Klein (disponible sur zalando.com)

ZED

Hat : Acne Studios
Jewelry : Thomas Sabo
Tee : Topman (disponible sur zalando.com)
Jacket : The North Face (disponible sur zalando.com)
Pants : Sergio Tacchini

Vous vous connaissez depuis l’école primaire, tous issus de la même cité à Sevran et vous sortez votre premier projet en 2014. Qu’est-ce qui vous a rassemblé à ce moment-là ?

ZED : C’est la cité.
STAVO : La cité, la ceinture, les gens qui sont autour de nous.
SIDIKEEY : Les gens nous ont encouragé à ce que l’on fasse ça tous les 4 après avoir fait deux ou trois feats ensemble. Au début, nous avions deux groupes chacun. Le public de la cité a fait en sorte que l’on se réunisse, ça s’est fait naturellement.
ZED : On se rassemblait dans les bâtiments, les parkings, les voitures et en studio dans le meilleur des cas.
SIDIKEEY : On faisait aussi un peu de scène lors des fêtes de quartier.
STAVO : Faudel, un grand de notre cité organisait des Open Mics, c’est aussi grâce à lui qu’on a pu se produire sur scène.

Ce qui a vous fait décoller est lorsque Kaaris vous invite sur le titre Vie Sauvage. Comment la rencontre se déroule-t-elle ?

ZED : Notre ancien producteur connaissait son producteur et il lui en devait une. Résultat des courses, Kaaris a écouté notre morceau, a posé dessus et l’a sorti neuf mois plus tard.
SIDIKEEY : Cela nous a amené un peu d’exposition mais je ne dirais pas que c’est ce qui a fait le tremplin non plus. Il y avait déjà une petite hype qui s’était créée autour de nous, ce feat a juste confirmé qu’on était dans le game.

Sevran semble être une terre fertile de talents et vous aimez le revendiquer. Qui sont selon vous ceux qui ont ouvert la voix ?

SIDIKEEY : Niveau rap il y avait Bolo, Yazou et beaucoup d’autres. Kaaris aussi mais il est arrivé bien après.
ZED : Oui et il a bénéficié d’une vraie médiatisation et de nouvelles plateformes qui ont aidé à ce qu’il explose un peu plus.
STAVO : Même au niveau du sport, il y a des athlètes qui sont sortis du lot et qui ont grossi le nom de la ville. Teddy Tamgho par exemple.

SIDIKEEY

Sweat : ONLY & SONS (disponible sur zalando.com)
Jewelry : Versus Versace (disponible sur zalando.com)
Waist Bag : Versus Versace (disponible sur zalando.com)

ZED

Sweat : Cheap Monday
Jewelry : Thomas Sabo

Aujourd’hui, vous incarnez la trap française la plus sombre que l’on trouve dans les nouvelles générations. Comment votre style a t-il évolué en quelques années ?

SIDIKEEY : On a tout simplement évolué en adéquation avec la musique. Il y a quelques années, la trap n’était pas un terme super reconnu en France et nous, on a juste suivi un mouvement qui nous correspondait. On va là où la musique nous guide sans trop se poser de question. Entre nos anciens et nos nouveaux morceaux, on a gardé un discours cohérent. C’est juste qu’il y a des variantes de flow, des évolutions de prods aussi.

«ON VA LÀ OÙ LA MUSIQUE NOUS GUIDE SANS TROP SE POSER DE QUESTION.»

Vous avez gardé un phrasé très cru et si votre ADN est resté tel quel, le tout est désormais plus accessible au grand public.

STAVO: Bien sûr, on cherche à s’adapter sans en faire trop.
ZEFOR : On a quand même pas mal développé nos facultés musicales. Et puis on a grandit. On prend de la maturité mais on raconte toujours les choses que l’on vit, que l’on voit et que l’on fait. On reste honnête dans notre démarche mais le message reste cru à notre image.

Comment bossez-vous vos refrains ? Celui de Vide par exemple est particulièrement entêtant.

ZED : La recette, c’est un bon joint de beuh ! (rires)
STAVO : On appelle ça de l’alchimie ! Quand l’instru te parle à ce point, il y a automatiquement une mélodie et un ow qui né de tout ça. Il nous arrive même de rester choqué quand on tient le truc qui fait la différence

J’ai lu un commentaire qui disait « en espérant qu’ils ne se séparent pas comme la MZ ». Sans évoquer l’idée d’une séparation car vous avez l’air très soudés, pourriez-vous sortir des projets en solo ?

SIDIKEEY : Si on lâchait tous un projet en solo comme ça, ce serait téléphoné. Les gens s’attendent à ce que la suite se déroule de cette façon : un groupe monte et les membres commencent à sortir des projets de leur côté. Nous on essaye de changer le rap à notre façon et de montrer qu’on peut être un groupe et avancer. L’un d’entre nous pourrait très bien faire un feat sur un autre album mais ce serait toujours avec la philosophie de diviser pour mieux régner.
ZED : C’est exactement ça. De plus avec les plateformes, si le nom de Zefor se retrouve sur le projet de quelqu’un d’autre, cela amènera forcément les internautes à venir écouter ce qu’il fait à côté. Cela fera tourner le nom de 13Block et rallongera l’espérance de vie du groupe. Les albums solo à la Maître Gims, Lefa, Black M, ce n’est pas ce qui nous intéresse.


Racontez-nous l’histoire de votre collaboration avec Ikaz Boi. Le projet Triple S a particulièrement bien marché.

STAVO: La connexion s’est faite via Twitter. Il nous a mentionné en nous disant « à quand un feat Ikaz x 13 Block ». On lui a répondu que c’était quand il voulait !
ZEFOR : Du coup on a fait un premier son qui marchait super bien et on a ni par en faire suffisamment pour que l’on se dise « pourquoi pas aller jusqu’à en faire un projet ».
STAVO : Alors qu’à la base, on se projetait seulement sur un ou deux morceaux ! Tout s’est fait à l’instinct.
SIDIKEEY : C’est un projet tellement spontané que ça nous a fait grandir musicalement. Ce projet nous a apporté un plus comme à Ikaz, c’était du 50/50.

Triple S c’est le nom de ce projet pour « Sueur, Soif, Sous ». Aucun rapport avec Balenciaga ?

STAVO : C’est eux qui nous ont copié ! (rires)
ZED : Non bizarrement ça n’avait aucun rapport et c’est juste une sacrée coïncidence. Les gens s’attendaient à une pochette avec la paire pour tout te dire !
ZEFOR : Le hasard était trop beau !
SIDIKEEY : En plus, j’aime bien la paire ! Elle a un design très particulier mais il faut savoir la porter.

«ON RESTE HONNÊTE DANS NOTRE DÉMARCHE MAIS LE MESSAGE RESTE CRU À NOTRE IMAGE.»

Certains d’entre vous s’intéressent-ils à la mode ?

ZED : Tous ! On gaspille même beaucoup d’argent là-dedans. C’est une deuxième culture. C’est important, ça fait ton image, ton charisme.
ZEFOR : Et nos parents sont des sapeurs de base !
ZED : Pour l’instant on est très streetwear mais petit à petit on se tourne vers le luxe. Et de toute façon, les deux fusionnent. Avant pour être dans le bang, il fallait être en Air max. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Zed, dans le morceau Triple S, tu dis « J’achète pas d’habits dans vos H&M ». Pourquoi ?

ZED : Pour faire suite à la polémique qu’il y a eu en janvier dernier lorsqu’ils ont dévoilé un pull à caractère raciste. Je n’achèterai clairement plus chez eux !
STAVO : Quitte à aller dans ce genre d’enseigne, on préfère Zara.

« Renoi des temps modernes en survet’ Kappa, Fila », vous aimez la tendance années 90’s ?

SIDIKEEY : On kiffe vraiment. Au moment on a sorti le son, il n’y avait pas encore toute cette hype mais aujourd’hui, je trouve qu’on voit un peu trop de Fila etc. Ceci dit, j’aime quand même beaucoup Kappa. D’ailleurs, ils ont fait une collab avec Marcelo Burlon que je kifferais avoir.

La dernière paire de sneakers que vous avez aimé ?

ZED : Les Air Max 97, toutes les couleurs, toutes les bulles !
SIDIKEEY : La requin Vapormax pour ma part.
EFOR : Pareil que Zed, les 97. Surtout la collaboration avec Undefeated.
STAVO : La Fila disruptor !

Vous écoutez beaucoup de rap américain. Quels sont les artistes qui ont le meilleur look selon vous ?

SIDIKEEY : Les Migos, ils déclassent tout le monde. Ils innovent dans leur style. Ils sont tellement en avance qu’ils portent des accessoires censés être réservés aux meufs et personne ne le remarque.
STAVO : Young Thug a du style aussi.